Cathy Biass Morin, directrice espaces verts, ville de Versailles (78)
“ Nous sommes passés au « zéro phyto-sanitaire » et nous n’utilisons plus de produits chimiques sur l’ensemble de nos espaces verts ; ce qui a été un changement profond pour nos jardiniers et l’ensemble de l’encadrement. Nous l’avons fait en nous appuyant fortement sur la formation (obligatoire). Formation inaugurée par le maire, la direction générale et l’élu pour souligner l’attention que nous apportions à cette nouvelle gestion. Nous avons été très appuyés dans cette démarche, avec, en 2007, 244 jours de formation, et 198,5 jours pour les agents de catégorie C.”
Thibaut Beauté, directeur général adjoint de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (95) chargé des pôles territoriaux.
“ Nous mettons en place un plan de communication à la fois vers les communes pour qu’elles s’approprient la démarche et auprès du « grand public » pour qu’il la partage. Nous avons modifié l’organisation de l’ensemble de la communauté d’agglomération : une organisation avec une entrée territoire et non plus une entrée métier. Nous amenons nos personnels, à avoir une vision plus transversale des missions menées sur le territoire dans une vision partagée de la démarche. ”
Louis Tissier, chef du service espaces verts et nature, ville de Strasbourg (67)
“ Dès 2008, une décision des élus a été d’arrêter l’utilisation des produits phyto-sanitaires. L’état des lieux dressé, nous avons défini des codes de qualité que nous avons déclinés à nos espaces avec des objectifs de gestion et des fréquences d’intervention dans tous les domaines : gestion des allées, zones enherbées, allées sablées, feurissement, arrosage, déchets verts... C’est-à-dire une approche globale et durable de ces espaces verts. ”
Frédéric Ségur, communauté urbaine de Lyon (69)
“ Aujourd’hui nous n’avons pas forcément les clés pour répondre aux enjeux du développement durable, d’où l’obligation d’inventer de nouvelles techniques adaptées : il y a priorité à être dans l’innovation et dans le questionnement dans les collectivités. Deuxièmement, les marges en ce qui concerne le développement durable étant souvent situées sur des aspects transdisciplinaires ou à l’interface des différents métiers, il est nécessaire de revoir la manière de travailler et donc l’organisation des collectivités. ”
Gaëlle Aggéri, responsable du pôle de compétences paysages - espaces verts du CNFPT
« D’une certaine façon, nous pouvons avancer que les grandes et moyennes villes sont sur le chemin d’offrir aux usagers des « villes – nature » à la fois horticoles, champêtres et sauvages sous des nouvelles formes paradoxales, mises en scène et orchestrées par
les villes aidées de scientifiques, artistes, agriculteurs. Cette gestion différenciée des espaces verts est elle-même renouvelée et enrichie par la nouvelle pensée globale de la gestion durable de la ville, en germe aujourd’hui dans les villes pionnières et bientôt incontournable sur le plan règlementaire. »